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Restier. 307
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Brilla, cette dernière sœur du directeur. De 1740 à 1747, la Grande Troupe étrangère ne donna de représentations qu'à la foire SaintGermain, et Restier exploitait avec ses acteurs ordinaires la foire Saint-Laurent; son théâtre alors n'en était pas moins très-fréquente, notamment aux foires Saint-Laurent de 1745 et -74-*- ou il s'était associé au danseur de corde Jean-François Colin, que sa mère avait épousé en secondes noces. Ce n'est qu'à partir de 1747 que la Grande Troupe étrangère parut aux deux foires, et il en fut ainsi jusqu'en 1751, année où la société contractée avec la veuve Lavigne fut rompue, sans doute par la mort de cette dernière. Depuis cette époque Restier dirigea seul son théâtre et donna à ses acteurs le nom de Troupe de sauteurs et grands danseurs de corde de Restier, qu'ils portaient encore au mois de février 1762, lorsque l'incendie de la foire Saint-Germain réduisit en cendres la loge où ils donnaient leurs représentations.
{Dictionnaire des Tlie'âlres, I, 69, 145, '89. 208, 222, 2-0, 244, 254, ISS, 2/7. 322; II, 304,352.420,542; IV, 485; V, 217; VI, 451, 528, 556, 615,651, 690.)
L'an 1754, le vendredi 8 février, huit heures du foir, eft comparu en l'hôtel et par-devant nous Antoine-Charles Crefpy, etc., fleur Pierre de La Villegaudin, officier de police : Lequel nous a dit qu'en conféquence des ordres du Roi dont il eft porteur, il vient d'arrêter trois particuliers vêtus de l'habit de campagne des religieux Bernardins, qu'il a trouvés dans la foire Saint-Germain au jeu du nommé Rellier et les a conduits par-devant nous pour les entendre et ordonner ce qu'il appartiendra.
Signé : De La Villegaudin.
En conféquence, en vertu des ordres à nous particulièrement adreffés par M. le lieutenant général de police, avons fait comparoire lefdits particuliers, lefquels nous ont dit, après ferment par eux fait de dire vérité, fe nommer Louis-Charles Roudeau, natif de Paris, âgé de 3 j ans, prêtre religieux Bernardin du collége des Bernardins de cette ville, y demeurant; André Dehon, natif de Baziau en Cambrefis, prêtre religieux Bernardin de la maifon de Lannoie en Picardie, logé à Paris à la Nef-d'Argent, place Maubert; Pierre Prévoit, âgé de 40 ans, natif d'Hefdin en Artois, prêtre religieux Bernardin du collége des Bernardins de cette ville, tous trois vêtus de l'habit dont fe vêtent ordinairement les religieux de leur ordre lorfqu'ils vont en campagne et coiffés de leur coqueluchon : nous ont dit en outre qu'ils n'ont pas cru être dans l'irrégularité en fe trouvant ce foir à la foire dans le jeu où ils ont été
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